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101 rue saint-antoine à paris...le lycée charlemagne que j'ai fréquenré d'octobre 1954 à juin 1961... que de souvenirs, que les lecteurs me permettront d'enrichir, peut-être !...

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Etrange Schneider...

J'ignore pourquoi, mais il arrive que des souvenirs s'effacent spontanément de notre mémoire ; mais chacun peut le constater, cet effacement n'est pas toujours définitif. Il suffit parfois d'un événement, un petit fait, pour que la mémoire nous revienne... C'est ce qui m'est arrivé voici quelques mois, tandis que je feuilletais distraitement une revue. Mon attention fut attirée par quelques lignes : " On a appris hier la disparition, à Paris, de Marcel Schneider. Professeur de  Lettres et écrivain, il s'est éteint à son domicile parisien le 22 janvier 2009, à l'âge de 95 ans." Le texte, laconique, ne disait rien de plus. A l'évidence, cet écrivain n'avait pas l'aura d'un "people"... Mais moi alors, je me suis souvenu de lui. Car il était professeur de Lettres au lycée Charlemagne, dans les années où j'ai hanté ce vénérable établissement. Je ne l'ai pas eu comme enseignant, mais il m'a laissé pourtant une impression étrange. Et pour tout dire une impression désagréable. Souvent, pendant les récréations, on l'apercevait. Il n'était pas dans la cour... Sa mince silhouette se découpait à l'une des fenêtres du lycée, au premier étage. Il avait l'immobilité d'une statue. Son visage aussi était impassible, un visage étroit avec une bouche droite qui ne souriait pas, les lèvres minces... Mais son regard surtout fascinait Ses yeux, très attentifs, semblaient perpétuellement braqués vers les élèves. Il nous regardait avec une sorte de curiosité où il me semblait voir comme un intérêt vaguement cupide. J'avais beau me déplacer dans la cour, lorsque je levais les yeux, j'avais toujours l'impression qu'il me fixait, et je me sentais comme sous le regard d'un serpent froid... Et alors, une vague peur, imprécise,  montait en moi... Impression personnelle, que rien ne me permet  de justifier, malaise que j'ai souvent ressenti alors sous son regard que j'imaginais toujours posé sur moi... Impression étrange dont je n'ai jamais parlé à quiconque ; je ne sais pas si des camarades ont ressenti la même chose que moi... Comme écrivain, j'ignore tout de lui ; le mystère de ma peur d'autrefois est peut-être dans ses livres...   je vais essayer de le connaître mieux  en lisant quelque chose de lui ; mieux vaut tard que jamais !...

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A
Merci à vous Robercri. Je vous souhaite aussi une très bonne avec une excellente santé et surtout continuez de nous enchanter comme vous le faites aussi merveilleusement !
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A
Merci à vous Robertcri. Je viens tout juste de prendre connaissance de votre réponse que je n'avais pas encore vu.Je ne reçois pas de notifications de vos messages pour le moment. Donc en effet ! C'est vraiment surprenant.
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A
Bonjour Robercri. Alors vous avez résolu le mystère depuis ? Une lecture à conseiller?
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