Au lycée Charlemagne, les prix n’avaient pas l’opulence de ceux que je recevais auparavant dans mon école primaire. En particulier, on ne choisissait pas. Ainsi, à la fin de la classe de sixième, en juin 1955, j’obtins le premier prix de français. Le...
Lire la suiteCertains souvenirs sont ce que l’on pourrait appeler des souvenirs paradoxaux. Autrement dit on se souvient non pas de ce qui s’est passé, mais au contraire de ce qui n’a pas eu lieu. C’est un souvenir en creux, un non-souvenir… Mais un non-souvenir ,...
Lire la suiteAu lycée Charlemagne, les professeurs étaient des hommes, souvent d’un âge déjà respectable, surtout à nos yeux d’adolescents… Alors lorsqu’en classe de sciences naturelles on découvrit notre nouvelle prof, mademoiselle Régnier, ce fut de notre part une...
Lire la suiteQuand je sortais du lycée après les cours, je traversais le terrain vague qui se trouvait alors devant l’Hôtel de Sens, pour aller jusqu’au métro Pont Marie. Direction la maison, à Ivry… Je n’avais guère le loisir de traîner dans le quartier Saint-Paul,...
Lire la suiteMon entrée au lycée Charlemagne fut un événement ! La chose n’était pas si banale en 1954, et il m’avait fallu pour cela passer le concours d’entrée en sixième… Dans la rue Ferdinand Roussel, parmi les dix-huit familles qui y vivaient, nous étions seulement...
Lire la suiteL’ennui, dans un lycée dont la double vocation est à la fois littéraire et mathématique, c’est que l’on a une fâcheuse tendance à mépriser les matières jugées secondaires, telles le dessin, la musique… Je le regrette profondément aujourd’hui, car avec...
Lire la suiteAu lycée Charlemagne, nous avions une tenue de sport aux couleurs du lycée : Short bleu et maillot rouge. C’étaient aussi les couleurs de la ville de Paris : normal, puisque le lycée Charlemagne, à deux pas de l’île de la Cité est au cœur même de Paris…...
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En seconde, j’ai eu comme professeur Guy de La Boissière, un fin lettré d’une remarquable culture ; Guerre ou accident, il avait le bras gauche amputé au niveau du coude. Le bras droit avait été atteint également, car, pour le soulever lorsqu’il écrivait...
Lire la suiteJe le dis aujourd’hui, Ponsin était un bon professeur. Je suis un peu faux-cul en écrivant ça, ou plutôt j’ai vieilli et j’ai acquis une autre sincérité, bien différente de ma perception de l’époque, quand j’avais 14 ans. A cet âge-là en effet, je ne...
Lire la suiteC'était en 1957. J'avais quatorze ans. J'étais en 4ème B3. La salle de classe jouxtait la rue Charlemagne, au rez-de-chaussée. La vaste pièce aux petits carreaux vitrés donnait aussi sur la cour, au centre de laquelle de maigres arbustes vivotaient dans...
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